Blackwater

14/02/2023

Découvrez le destin d'une famille de l'Alabama au lendemain d'une crue dévastatrice.

Perdido se réveille doucement sous les flots et la famille Caskey, propriétaire d'une des trois scieries appréhende l'avenir. Une étrangère dont on ne sait rien est retrouvée dans une chambre de l'hôtel principal. Pourra-t-elle intégrer le clan Caskey, géré par la toute puissante Mary-Love ?

Les éditions Monsieur Toussaint Louverture ont fait le buzz en avril 2022 publiant pour la première fois en France un tome tous les 15 jours. Coup gagnant : les tomes se dévorent et l'esthétique est clairement de mise !

Date de lecture : Décembre 2022 - janvier 2023

Le contexte : la curiosité, évidemment ! 

Mon avis : Les quatre premiers tomes se dévorent. C'est nouveau, ça se lit vite. Les deux derniers cependant ont ce côté novateur en moins. On se lasse donc plus vite en prêtant attention aux défauts : les répétitions, les dialogues parfois trop prédominants, le style simpliste.

Une note ? 6.5/10 !

La crue


Alabama, comté de Baldwin, début du XXème.

Nous scindons la ville depuis des siècles.
Nous érigeons des mondes au sein de la population.
Ainsi quartiers populaires et riches demeures ne se mêlent pas,
Ainsi, blancs et noirs restent à bonne distance.
Nous accueillons les habitants désireux de se rafraîchir les longues journées d'été.
Parfois, également, nous faisons disparaître les plus téméraires.
Nous sommes silencieuses dans nos méfaits.
Une fois, nous avons rappelé aux humains l'ordre des choses,
Que nul ne peut nous dominer, au risque d'être submergé.
C'est ainsi que nous nous déchaînons,
C'est ainsi que nous débutons cette histoire.
Nous les rivières Blackwater et Perdido. 

La digue

Nous, Perdido et Blackwater, sommes confrontées à l'arrogance des hommes.
A coups de pelle,
De sueur d'été,
De tas de billets,
D'ingéniosité,
C'est tout un village qui tente de nous soumettre,
Alors même que nous sommes à l'origine de tout.
Rien n'est plus noir, pas même les sombres désirs des ouvriers pourtant épuisés,
Rien n'est plus rouge, pas même le sang versé de nos victimes broyées
Il n'y a pas plus ravageur que notre torrent,
Pas plus puissant que notre vortex à la confluence de nos courants.
L'homme croit nous enchaîner,
Pourtant, à bien y regarder,
Il est dominé,
Piégé,
Par ce qu'il croit voir,
Aveugle donc,
Et tellement sourd à nos complaintes... 

La maison

Du lent déclin
Nous sommes les témoins
Nos alevins
Entourent sur les assassins
Et protègent nos chérubins
Avec nos bains divins.
De la solitude des humains
Nous ne comprenons rien.
Tandis qu'ils se disputent les gains
Et agissent en requins
Nous ne formons qu'un.
Et, sur les rives et les chemins
Nous choisissons leur destin. 

La Guerre

Au loin les canons résonnent
Nous en ressentons l'écho
Pourtant si loin des terres
Dont nous formons les sillons.
De nouveau, les humains affluent en nombre sur nos rives
Et il nous faut parfois faire régner la loi.
Est-il bon de rappeler que jamais la technique des hommes n'atteindra la puissance de notre confluence ?
Alors que l'homme se déchire,
Nous veillons à nos embouchures,
Et, en notre sein, à accueillir,
Notre progéniture.

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